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Insolite. A Rezé, Bathô offre une seconde vie aux vieux voiliers

Une partie de l'équipe de Bathô sur le premier voilier transformé
Une partie de l'équipe de Bathô sur le premier voilier transformé | PHOTOS PO-XB
  • Une partie de l'équipe de Bathô sur le premier voilier transformé
    Une partie de l'équipe de Bathô sur le premier voilier transformé | PHOTOS PO-XB
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À Rezé, un chantier naval écolo et solidaire retape des bateaux en fin de vie pour en faire des hébergements insolites… à terre.

Que faire des vieux voiliers en polyester des années 70 lorsqu’ils ne peuvent plus naviguer ? L’une des solutions consiste à les broyer avant de les incinérer ou de les mettre en décharge. Coûteux - entre 1 500 et 3 000 euros - et pas très écolo.

Créé en 2017 par Didier Toqué et Romain Grenon, le chantier Bathô propose une autre issue. « On récupère les bateaux, on les vide entièrement, on les réaménage, on les repeint et on y ajoute une terrasse en bois », explique Mathis Texereau, un membre de l’équipe.

Ainsi transformés, les Sangria, Arpège et autres Calife deviennent des hébergements insolites, prêts à se poser dans un jardin, un camping ou un parc de château pour servir de chambres d’hôtes, de gîtes ou de pièces d’appoint. « On peut imaginer en relier plusieurs entre eux par un jeu de pontons pour créer un village-port ».

Le projet Bathô s’inscrit à la fois dans l’économie circulaire, via le réemploi de bateaux destinés à la casse, le tourisme durable et l’économie sociale et solidaire, via l’accueil de personnes éloignées de l’emploi pour des parcours d’insertion.

« On devrait intégrer nos deux premiers salariés en insertion à la rentrée, pour 24 mois, en alternance », indique Romain Grenon.

Un premier bateau doit être livré cet été à un particulier, sur l’île d’Yeu. D’autres pourraient se poser le long du canal de Nantes à Brest ou du parcours « La Loire à vélo ». « Le concept intéresse », assure Romain Grenon

Hébergé dans des locaux provisoires, Bathô espère monter rapidement en charge. Objectif affiché : produire une vingtaine de bateaux dès 2019, vendus entre 10 000 et 20 000 euros clés en main.

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